Histoire

du couvent des capucins à la maison saint louis de Beaulieu...

L’Espace Beaulieu est situé au coeur de la Maison Saint Louis Beaulieu, dont l’histoire commence à Bordeaux en 1865, lors de la pose de la première pierre de cet ancien couvent carmélite. Le couvent alterne alors des périodes d’occupation et d’inoccupation jusqu’à son rachat en 1910 par le Supérieur du Séminaire le chanoine Giraudin. Il fait appel, de 1937 à 1946 à deux architectes extrêmement réputés : les frères Louis et Maurice Garros. Restructuration, modernisation et grands travaux laissent entrevoir ce qui est aujourd’hui resté la base de la Maison Saint Louis Beaulieu. 

Façade rue de Saint Genès

A Bordeaux, près du marché dit « des Capucins », se trouvait un couvent…de capucins, fondé en 1601. Reconstruit en 1768, il subit de nombreux avatars pendant et après la Révolution. 

En 1805, Mgr d’Aviau en fit son séminaire. il le restera jusqu’en 1905, date de la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

Après la Révolution, les deux carmels de Bordeaux, celui de l’Assomption et celui de Saint Joseph sont réunis dans les locaux du couvent de l’Assomption, ancien monastère rue Permentade.

Au milieu du XIXème siècle, une usine construite dans le voisinage déversait une épaisse nuée et troublait le quartier par des secousses répétées. Les carmélites songèrent donc à déménager.

En 1864, la prieure achète un grand terrain rue de Saint Genès, et entreprend la construction d’un nouveau carmel. La pose de la première pierre eut lieu le 28 août 1865. Pendant la période des travaux, la maison initialement présente sur le terrain ne fut pas détruite. Elle permit aux  sœurs non seulement d’être hébergées mais aussi de surveiller les travaux, et le soir, quand les ouvriers étaient partis, de continuer à charreter, nettoyer, s’activer à l’ouvrage….

Pour le financement, on comptait sur la Providence mais s’y ajoutèrent de nombreux bienfaiteurs. On ne fit rien de luxueux : le bâtiment était solide mais sans ornementation.
Le 21 avril 1867, les sœurs purent s’y installer, et le 12 juin 1867, la chapelle fut bénite.

Au fil du temps, on fit percer quatre fenêtres supplémentaires dans les murs de la Chapelle, pour l’éclairer et éviter l’humidité et on ferma le cloître par des vitres. Un bienfaiteur fit construire l’ermitage du Saint Sépulcre dans le jardin, avec une sculpture représentant le Christ au tombeau, un ange et Sainte Madeleine de chaque côté, et l’inscription : « Il m’a aimée, et s’est livré pour moi ».

En 1901 : suite à la loi contre les congrégations, la communauté de Carmélites quitte le monastère rue Saint Genès pour l’ Espagne
En 1907 : Mr le Chanoine Giraudin (supérieur du grand séminaire) demande aux Carmélites de bien vouloir lui louer le monastère rue St Genès, ce qui fut accepté.
En 1910, il leur demande cette fois-ci d’acheter les bâtiments.
La Prieure donna son accord et la vente fut conclue.
Les années passent….pour répondre à l’urgence du recrutement sacerdotal, Mgr Feltin décide construire un nouveau séminaire sur l’ancien emplacement du Carmel, ce qui explique les hauts murs de clôture qui l’entourent, les deux petites chapelles-ermitages dans le jardin, le cloître en son centre sur lequel donne aujourd’hui la chapelle.

La réalisation de ce vaste programme d’architecture (1937-1946) imposant la restructuration et la modernisation de vieux bâtiments pour une centaine de futurs prêtres, est l’oeuvre de deux frères : les architectes Louis et Maurice Garros.

Déjà auteurs de nombreux établissements religieux et scolaires, les frères Garros vont pouvoir expérimenter leurs idées en matière d’architecture religieuse.
Ils s’inspirent pour leur programme de réhabilitation des travaux du Révérend Père Dom Bellot (1876-1944), architecte, second prix de Rome, devenu bénédictin en 1902. Adepte de l’utilisation de la brique et de l’arc parabolique, il est l’auteur en Hollande et en Angleterre d’un grand nombre d’édifices novateurs conciliant modernité et spiritualité.

Le programme architectural de ce nouveau séminaire est complexe. Il faut restructurer, moderniser, adapter un bâti comprenant chapelle, cloître et bâtiments annexes, en gardant une partie intégrée au mieux dans un plan d’ensemble et construire dans la partie ouest, devant un grand jardin et une aire de jeux, un corps de bâtiment, haut de trois étages et long de 72 m. destiné à l’étude et au logement des futurs prêtres.
Architecturalement, les extérieurs sont traités avec simplicité, l’utilisation de la brique, influence directe du Révérend Père Dom Bellot, rompant seule ce programme sobre. Le cloître remanié par les frères Garros, tout en pierre blanche, précède de ses arcades surbaissées un narthex revêtu de briques et la chapelle qui a gardé le même emplacement mais a changé de direction.
Si celle-ci a gardé sur la rue Saint-Genès sa façade néo-gothique dépouillée, l’intérieur avec une nef de trois travées dominée par une voute ovoïde, des étroits collatéraux soutenant une tribune pleine et un choeur à pans coupés, frappe par la somptuosité de sa décoration.
Excluant toute sculpture ou relief, le programme icononographique, initié par Mgr Feltin associe mosaïque polychrome rehaussée d’argent et vitraux. Il présente notamment les épisodes de la vie du Christ, une iconographie symbolique et abstraite. Il a été réalisé par le maitre verrier et décorateur parisien Jean Gaudinet et son collaborateur Louis Mazetier.
Le chantier s’est achevé officiellement avec la consécration de la chapelle le 25 novembre 1946 en présence du nonce apostolique, Mgr Roncalli, futur Jean XXIII.

Dès 1955, outre les bordelais, le séminaire regroupait les étudiants de trois autres diocèses : Agen, La Rochelle et Angoulême.

En 1968, sept diocèses de la Région apostolique : Agen, Angoulême, Bordeaux, La Rochelle, Limoges, Périgueux, Poitiers, Tulle, regroupaient leurs séminaristes en deux sites, le 1er cycle à Poitiers, et le 2ème cycle à Bordeaux. En 1998, ces sept diocèses décident de refonder un séminaire complet à Bordeaux.

Depuis plusieurs décennies, la partie des locaux non utilisés par le séminaire a été transformée en Maison Diocésaine, le Centre Louis Beaulieu, du nom d’un saint prêtre des Missions Etrangères de Paris, originaire de Langon en Gironde et mort martyr en Corée à l’âge de 26 ans et canonisé par Jean-Paul II.

 

Rappels chronologiques sur la maison saint louis Beaulieu

1601 : Existence d’un couvent de Capuçins près du marché du même nom

1805 : Création du séminaire par Mgr d’Aviau rue du Hamel

28 août 1865 : Pose de la première pierre du monastère rue St Genès.

21 avril 1867 : Installation des sœurs

20 septembre 1901 : La communauté des Carmélites quitte le monastère de la rue Saint Genès pour l’Espagne

1907 : Location du monastère par les carmélites au Chanoine Giraudin (supérieur du grand séminaire)

1910 : Achat des bâtiments

1937-1946 : Travaux initiés par Mgr Feltin. Maurice et Louis Garros architectes.

 

la maison saint louis beaulieu aujourd'hui

La maison Saint Louis Beaulieu est la Maison Diocésaine du diocèse de Bordeaux. Elle accueille aujourd’hui de nombreuses activités d’Eglise : Le séminaire de Bordeaux, la bibliothèque diocésaine, l’institut Pey Berland (institut de formation du diocèse), etc…

 

Au cœur de Bordeaux, dans l'historique quartier de Saint Genès

L’Espace Beaulieu bénéficie d’un emplacement exceptionnel au cœur de Bordeaux. Le quartier historique de Saint-Genès, à 10 minutes à peine du centre-ville de Bordeaux, représente bien l’image cosmopolite de la capitale girondine. Ouvert sur le reste de l’Europe grâce à sa proximité avec la toute nouvelle gare Saint-Jean et avec l’aéroport de Bordeaux Mérignac, le quartier participe largement au rayonnement de la métropole bordelaise.
La ville de Bordeaux étonne par son dynamisme et son attrait incontestable depuis quelques années. Flâner dans les ruelles piétonnes du quartier de la Bourse, déambuler sur les quais de Bordeaux pour s’émerveiller devant les façades pluri-centenaires du port de la lune, découvrir un art de vivre qui va bien au-delà de la simple architecture, déguster des vins mondialement réputés, visiter La Cité du Vin ou les châteaux qui entourent la ville… autant d’attraits qui font de Bordeaux une métropole en pleine expansion.
C’est dans cette optique d’ouverture au monde que se place l’Espace Beaulieu.

adresse

145 rue de Saint-Genès

33000 BORDEAUX

NOS HORAIRES

LUNDI-VENDREDI: 08:00 – 20:00

SAMEDI: 8:30 – 13:30

DIMANCHE: Fermé

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